Racines de la violence faite aux femmes

Les racines de la violence faite aux femmes

Quels sont vraiment les motifs sous-jacents de la violence faite aux femmes? Pourquoi existe-t-elle au juste? Il ne fait aucun doute que la violence, y compris la violence sexuelle, est une affaire de pouvoir et de contrôle. Mais pourquoi ce problème est-il devenu un enjeu social si problématique? Pourquoi la violence est-elle si répandue? Pourquoi plus de 50 % des Canadiennes ont-elles été victimes de violence et pourquoi, chaque année, des milliers d’enfants et de jeunes y sont-ils exposés?

Posez-vous les questions suivantes...

  • Est-ce en raison de la prévalence de la violence dans les films, dans les jeux vidéo et à la télévision?
  • Est-ce la façon dont nous glorifions la violence dans ces mêmes médias?
  • Est-elle causée par des stéréotypes masculins qui prônent l’importance d’exercer un pouvoir et un contrôle sur les autres?
  • Est-ce parce que les peines imposées ne sont pas assez sévères ou qu’elles ne sont pas proportionnelles au crime?
  • Est-ce parce que les enfants qui grandissent dans des foyers violents ont un plus grand risque de devenir eux-mêmes des agresseurs s’ils ne reçoivent pas de soutien et de counseling?
  • Est-ce parce que nos croyances, valeurs et normes culturelles continuent de renforcer les inégalités entre les hommes et les femmes?
  • Est-ce parce que la violence faite aux femmes est trop souvent passée sous silence et insuffisamment comprise?
  • Enseignons-nous à nos filles à placer les besoins des autres avant les leurs?
  • Est-ce la faute des histoires de princesse bien-aimées qui encouragent nos filles à attendre l’arrivée du prince charmant, d’attendre d’être choisies, d’être délivrées afin de vivre heureuses jusqu’à la fin des temps sans même réfléchir à ses qualités personnelles? N’est-il pas grand temps que notre princesse du conte de fées parcoure le monde elle-même à la recherche de son prince charmant?
  • Devrions-nous réexaminer nos vœux traditionnels de mariage? Nous encourageons les nouvelles mariées à déclarer ...« je promets de te prendre et de te garder, à partir de ce jour, pour le meilleur et pour le pire, dans la richesse et la pauvreté, dans la santé et la maladie, pour t’aimer et te chérir jusqu’à ce que la mort nous sépare », plutôt que...« de te prendre et te garder à partir de ce jour, à condition que notre relation soit fondée sur le respect, la confiance et le soutien; que nous nous traitions en tant qu’égaux aux responsabilités partagées; que nous agissions avec honnêteté, responsabilité, équité et dans un esprit de conciliation; que nous fassions preuve d’amour et d’affection et que nous ne nous causions aucun mal psychologique ou physique ».

Est-ce vraiment trop demander?

Ce ne sont là que quelques pistes de réflexion. Honnêtement, nous ne découvrirons jamais la profondeur qu’atteignent les racines de la violence faite aux femmes. Il se peut que nous ne connaissions jamais leur source.

Ce ne sont là que quelques questions. Parce qu’il n’y a pas de réponses simples. 

Ministres responsables de la condition féminine à l’échelle fédérale, provinciale et territoriale, 2002, « Évaluation de la violence contre les femmes : un profil statistique », Ottawa, Condition féminine Canada.